Le numérique, un usage de notre quotidien qui participe à l’augmentation de notre empreinte carbone, représente à l’échelle planétaire 2 à 3 fois la taille de la France… Alors, comment réduire cette empreinte ? À quoi correspond la sobriété numérique ?
Le marché du numérique est en pleine transition autant chez les professionnels que les particuliers. Un facteur de croissance économique dans les entreprises, les services numériques attirent de plus en plus de professionnels. Notre ère est à l'heure du numérique, et ses usages ne font qu'augmenter, au point d’avoir un impact sur notre climat.
La sobriété numérique est une démarche apparue en France il y a une dizaine d'années. Elle a pour objectif de promouvoir une conception de service numérique neutre (low-tech), et des bonnes pratiques pour réduire la consommation d’énergie, comme l'utilisation des énergies renouvelables pour alimenter les data centers dans le but de réduire son impact environnemental.
La sobriété numérique est portée par Frédéric Bordage, spécialiste français du numérique responsable à la GreenIT et le Shift Project, depuis une dizaine d’années. Ce concept définit “la démarche qui conçoit des services numériques plus responsables et modère ses usages numériques quotidiens”. C'est-à-dire, la réduction de l’empreinte carbone en achetant moins d'appareils, réduisant la consommation énergétique du numérique, ainsi que son comportement concernant son utilisation des écrans.
Après le rapport du GreentIt et du Shift concernant le numérique et son impact sur le monde, de nouvelles règles ont été proposées à travers 2 principes :
Les entreprises ont également leur rôle à jouer dans le déploiement d’une stratégie numérique, alors comment peuvent-elles contribuer à réduire son empreinte numérique ? :
Établir un diagnostic d’impact numérique et carbone
En utilisant certaines technologies innovantes, on ne se pose pas généralement la question “de combien cet objet va augmenter ou baisser ma consommation d'électricité ?”. Pour y répondre, deux facteurs sont à prendre en compte:
Le Shift Project propose un outil : Sterm pour Smart Technologies Energy Relevance Model qui permet d’évaluer la pertinence énergétique nette de solutions connectées pour des cas d’étude définis. Il compare, pour simplifier, les gains permis par l’ajout d’une couche logicielle à ses coûts et fait le bilan sur la durée de vie du système.
De plus, la production de nouveaux appareils engendre une augmentation des émissions de CO2. Plus vos appareils dureront dans le temps, plus votre bilan carbone sera bon. C’est dans ce sens qu’il est important que les comportements soient modifiés en entreprise, mais également en société.
Si vos collaborateurs ne connaissent pas les enjeux environnementaux et sanitaires liés au numérique, les solutions Green It ne surviendront pas.
Si on envisage de faire des changements sur le long terme il faut que les actions globales en entreprise doivent se faire sur la durabilité des appareils et leurs consommations d’énergies. Il faut absolument que vous sensibilisez vos collaborateurs aux enjeux environnementaux et sanitaires liés au numérique, ou vos solutions Green IT ne seront pas efficaces. Il existe pour vous aiguiller des initiatives non connectées pour promouvoir la sobriété numérique :
Voici quelques bonnes pratiques à mettre en place afin de déployer une politique numérique durable :
- Déployer une politique numérique durable : Optimisation de l’usage des énergies et des ressources naturelle (neutralité carbone)
- Cultiver une culture numérique durable : Informer et sensibiliser les collaborateurs aux impacts environnementaux dans le but d'ancrer une culture de durabilité dans l’entreprise
- Mesurer son impact environnemental : faire des analyses de son activité grâce à un bilan carbone.
- Fabriquer un système durable :
- L’engagement avec les fournisseurs, les partenaires et institutions : Le système d’information est à ce jour caractérisé comme en “obsolescence rapide”, il faut donc aller vers une pérennité programmée. Cette transition requiert une mobilisation de l’ensemble des acteurs, ils devront s'inscrire dans une stratégie durable. Par exemple pour les fournisseurs en termes d’approvisionnement.
- La gouvernance dans la transition vers une stratégie durable : Créer des objectifs, être rigoureux dans les résultats des actions, communiquer efficacement auprès des collaborateurs et parties prenantes. Créer une stratégie sur le long terme.